Du 18 mai au 3 juin 2011
Vernissage le 18 mai à 18h
RIE de Turbomeca (Bordes)

" Vis naturellement ; et puisque, dans la société moderne, on le considère comme
une folie, installe la société qui le trouvera logique. Il ne faut plus qu'une petite poussée de tes mains pour qu'elle soit" - Jean GIONO
...J’arrache à mes songes ce rêve d’humanité, j’en crève de ne faire qu’un avec ce monde divisé, d’embrasser l’autre, de m’y plonger, de m’y noyer, de m’y perdre infiniment, d’activer cette machine, d’en entendre le moteur, dont le tintamarre assourdissant couvrirai nos plaintes, nos craintes, nos peurs, nos individualités....
...le chemin à soi est le chemin unique, il relie le cœur au céleste, l’âme au divin.....
http://parolesdecolos.blogspot.com/
LES AUTEURS : Christian Laborde - babel - Pierre
Gastereguy - Yves Frémion - Nicolas Loustalot - Fred Vargas - Gérard Charollois - Yves Cochet - Marcel Saule - Roland de Miller - Kolova - Olivier Eudes - Jean-Yves Deyris - Joana Irigaray -
Laurence Goyeneche - André Cazetien - Maria Portugal - Henriette Charbonneau - François Terrasson - Bernard Charbonneau - Robert Hainard - Daniel Labeyrie - Roger Deschacht - Beb Kabahn &
Fred Mirande - Alain Caudine - Michel Vigneau - Arlette Zilberg - Jenofa Cuisset - Louis Espinassous - Roger Lapassade - Julos Beaucarne - Beñat Picabea - Stephan Carbonnaux - Michel Druez -
Coline Serreau - Jean-Pierre Petit-Gras - Morad El Hattab - Eric Pétetin.
Texte MANDALAS et CEINTURE
Voir tous les mandalas
Je cherche la transparence. Imperméabilité à toutes choses
Je suis conquise, et avec légèreté je passe les portes
Qui me guident à la paix, et à l’harmonie.
ECRITS MANDALAS : texte complet
"... je sens un tourbillon intérieur, contenu et dense. Il est le premier élément que j’ordonne, en spirale, large et volumineuse. Il reçoit en son centre une fleur ouverte de laquelle germe une graine pointée vers le haut. Une grande puissance en émane, qui calme instantanément ma tempête intérieure. Je peux commencer mon exploration en direction du monde infini, infiniment grand, infiniment petit..."
"... quatre éléments entourent le centre, chacun composé de quatre doubles coupelles posées en offrande, consacrées à accueillir ce qui viens d’en haut. Le temps devient nécessairement précieux pour creuser ces réservoirs et libérer ainsi l’espace destiné à recevoir ce qu’il y a à recevoir..."
"... à mesure qu’elles s’éloignent du centre, les coupelles s’agrandissent, et mes pensées vont vers le monde, l’univers, et bien au-delà, et reviennent à nouveau vers le centre. Je suis un être parmi les êtres, chainon du continuum humain. Doucement, un sentiment d’amour universel m’enivre. Je sens peu à peu ma colonne s’offrir, je vis cette mise à nue, progressive et inéluctable..."
"... autour de cet axe, s’organisent en volute une succession de galets gravés des empreintes de la paume de ma
main. Au centre, une grosse graine en bouton, s’anime en son extrémité, pointe vers le haut. Elle s’apprête à
éclore sous l’impulsion du mouvement en spirale de ce que j’ai pensé être un instant des pièces d’or, trésor caché de mes profondeurs..."
"... La pensée part du centre, je relie mon ventre, espace de mes tourments et de mes apaisements, à l’univers, un cône rassemble et concentre les forces en mouvements vers sa pointe. J’établie peu à peu un cercle protecteur : la boucle, dans laquelle vibrent des sillons creusés, des amandes, ordonnées les unes contre les autres annoncent les éléments extérieurs, qui prolongeront les forces..."
"... Je ressens un puissant besoin d’enraciner l’objet vers le bas, jusqu’à mes pieds, condition nécessaire pour le faire exister dans sa totalité..."
"... Se dessinent au-dessus de la boucle, une ouverture embrassant le ciel, en forme de croissant, dans laquelle repose une fleur. Je sens mon corps qui s’étire vers le haut, toute son énergie aspirée, mes mains s’ouvrent vers le ciel, prêtes à recevoir..."
"... J’ai façonné cette ceinture, j’ai pris conscience de sa présence comme force vitale, qui m’a entourée, cintrée, soutenue à ce moment précis, indispensable à ma survie..."
La potière est cruche
Ronde et polie
Sortie du feu intense, encore chaude
Elle dévoile ses formes
Contenant creux du caché, du sombre
Matière manifeste de l’insoupçonnable
Substance témoin du geste de son créateur
Lissée, creusée, façonnée
Réceptacle de l’eau de source
Implore au ciel mains tendues
Recevant encore de doux breuvage
La potière est cruche
Ronde et polie
Posée là
Ses rondeurs prêtes à accueillir
Son visage tendu droit au ciel
Ses joues gonflées, soufflent impuretés et poussières
Un temps d’amour
Par temps de pluie, elle se remplie des offrandes célestes
Posée là
Sa chevelure ruissèle
La potière est cruche
Ronde et souterraine
Grand contenant obscur et sombre
Espace prêt à nourrir
De cette nourriture sacrée va faire germer
Des racines, des plantes, des fleurs
Autour de sa tête, le long de sa chevelure mouillée
Et descendre au sol, et s’y encrer
La potière et cruche
Ronde et comblée
Se fond aux trésors, que livre la terre
Devient vert tige, écorce d’arbre, fleur parfumée
Son cœur se rythme à celui de sa nourricière
Pour une seule respiration.
Fred
J’ai revu l’homme nu.
Aux confins des angles de son corps,
j’ai déposé ma terre humide,
j’ai ôté peu à peu le trop pour en dégager les creux,
j’ai forcé du pouce un lissage, pour courber son dos rond,
j’ai imprimé les pigments de sa peau sur ma terre chamottée,
j’ai dénudé un bras, supporté par une jambe,
j’ai enfoncé la paume de ma main sur ses hanches et j’y ai lissé ce creux.
Mes mains, au rythme de ma respiration profonde ont taillé la terre
ont vibré ses formes,
sa blancheur s’est reflétée, non loin de mon âme.
Homme nu s’est posé là,
superbe et entier,
d’une ora perceptible, il a donné avec pudeur,
ses pensées, son âme, son souffle à mes terres mêlées,
simplement, sans condition.
J’ai absorbé son image, f
ait mienne un instant,
précieux instant, rare, privilégié.
Mes mains ont lentement tissé son reflet,
et dans un souffle récupéré ont donné à cet homme nu,
sa posture figée.
Parce qu'un jour un grain de terre fut plus fort
parce qu'un jour il sorti de mes pores
vint se nicher dans mes rêves
vint se fondre sous mes doigts
