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TEXTES 1


 

 

TERRE D'ACCUEIL - (déc 2008)

- Dans la douce apesanteur du matin, je plane, apaisée de fraîcheur.

- De ta douceur du monde rythme de sensualité, je tombe ivre.

- De cette terre enfin je respire l'odeur du musc.

- Au vent violent qui arrache tes racines, succède le silence et l' émoi.

- Chaude, chaude, je perd l'équilibre, ha ! Le 7ème ciel !

 

Poussière d'étoile

jaune d'étoile

je te respire, tu m'inspire

finesse de la terre, retourne à la poussière



De la terre de feu

je me propulse

oh ! Je vole



De cette terre je m'extrais, du rouge sang je verse pour colorer ton dos, ta peau

te caresser,

de vie de sang, de toi

cette terre nous accueille, soif d'air encore plus haut.



Un petit grain fourmille sous mes pieds, c'est la terre qui m'accueille, d'en haut l'oiseau nous guète, nous chante, nous cri.



Assise au soleil, je regarde l'univers noir.


Ce bâton, percé de trous, authentique et léger, de l'espace temps vient d'un peuple qui cri, cri, cri son emprunte, son histoire, aie, sa source majeur de vie, coupée à la racine, cheveux long noir de tonnerre, noir endiablé, gémi toujours, cri, deuil de vie,

serre les yeux, reste d'un peuple qui cri toujours, cri, cri sa soif, gémi d'amour.

Dalaï-lama indien ? Non !



Il est tombé du ciel, frais comme un bâton, léger comme un grain de terre

sur la terre de feu il s'est risqué de s'asseoir en silence, le corps meurtri par l'air, troué par le vent violent

D'encore plus haut, le haut de ce bâton ne respirait plus,

de cette apesanteur froide et fraîche, il est tombé.

Sensualité s'est posé sur la terre rouge sang

il respire enfin, trouve racine

enfin,poussière peut être, terre de feu, terre d'amour

de liberté, emprunte pour toujours.


décembre 2008


- Du haut de l'air, je respire ta poussière.

- De ce grain mouillé jailli une bouffée d'air bleu azur.

- Pas d'inspiration profonde, pas de nourriture, ni de nourricière, je vole, je vole, je m'écrase dur.

- Malaxe, masse, malaxe, gonfle l'espace sidéral de mes envies.

- Blotti dans mes alvéoles, nos coeurs à l'abri sous l'humanité chaude, lointain.

- Toi la vie, nature, infiniment terre mère.

- La fusée a décollée, longée ma trachée, piquée le sable chaude.


Ha tu ris que du caléidoscope de mes envies soit né ce ventre béant couvert d'un couvercle d'histoire, sourd de cri, de rire. Si l'oiseau tourne et vire volte, vire volte et volte face, c'est qu'il entend lui aussi le bruit des petits pétons en croco taper tourner dans le tipi. Quel calme, je ne bouge plus ou le loup va me croquer tout pur dans un grand bruit de pétage de plomb. Cette boite est fermée, en croco dure à coquer... ce soir.


(avec mots de théo)

Sous l'herbe de ta peau, cette besace en croco fumé chante, cri, chargée des pierres de son histoire, elle ne prend pas l'eau.... no coule.


- sous l'herbe de ta peau glisse le sel de mon eau.

- À fleur de peau, rougi le fumé de tes os.

- Viande, chair de mon fils de son vivant, coule dans mes veines, de la sinuosité de ces tranchées, pousse un arbre sur lequel un jour tombera la neige.

- Tête dure, tête de pierre, tête à l'envers, vers de pierre, de la tête sort des éclairs

- coq au vin , enfin !

 

 

janvier 2009


Chasseur de lingots ? Oui, c'est ça, je veux bien

fleur en main, ah ! Bon, puis quoi encore !!

char à destination de Séte, oui, c'est une belle ville, joyeuse, attractive, vivante, ah, vivante, c'est cela, vivante alors on y glisse, on s'y mêle, s'y emmêle, s'y entre mêle, les marins y naviguent, dolce vita.

Chasseur de lingots, je ne vois pas du tout ou tu veux en venir, ni ce que tu veux dire, comprends pas ! C'est n'importe quoi !

Moi je martèle cette nacelle, car elle trépigne, elle ne veux pas avancer, pourtant son destin l'attire, la tire, le pilote est aveugle, en fait il est mort, il le sait, le temps s'est évanoui, n'a plus de sens, s'est dissous, le chemin va durer une éternité, devant la croix tire toujours, tire vers les brumes.



- Si la mort m'attire, me désire, je n'y peux rien, c'est la vie. C'est qu'il est loin le temps ou je m'étais évanouie, ivre dans le ventre de ma mère, 1er jour de vie.

Je voyais grouiller des abeilles, dans ce nid de vie toute mon histoire, ma destinée sur un fil retord. Cet aveugle qui boit, qui s'enivre de l'instant qui le mène à rien, au vide éternel, ne craint pas le noir. Dans sa nacelle lancinante, il glisse lentement, s'abreuver à l'étang – du grand cirque final.

Pantin, désarticulé de la vie, où te situes – tu dans les affres du temps ?

Devant ?

Derrière ?

Où là ?

Ici ? Et maintenant ?

Sans pensée tu te mêles au chemin de celui qui ne voit pas où son pilote le mène. Tu t'assoupis aussi, étourdie, propulsée par les flots épais et onctueux, qui s'entrechoquent en résonance et en écho.

C'est bon ah ! !! que c'est BON de se laisser porter, allongée sur la voix qui mène à ton dernier festin.


Quel cirque !! (fev 2009)


17h39 l'heure est précise ! L'instant est grave, j'ai rendez-vous.

Café du parc, c'est relou, ça ma rappelle les galopins de mon adonaissance.

Je sais où on va, je trépigne d'excitation.

17h35 même je suis en avance.

Alors ! Où est-il ? Moi je suis venue pour ça.

Salut Bérangère Bla bla bla....

voici les tableaux d'un artiste, écrivez émotions, ressentis, questions multiples.

Ouha !! c'est excitant

Ça promet du sel, du GROS sel !!

Bon, on y va là !

Go, nous voilà arpentant une rue, une porte s'ouvre, un escalier qui semble mener au paradis tant il n'en fini pas...

lumière de l'atelier


oui c'est bien de l'émotion avec presque rien, une grande baie de lumière, une table à dessin, un espace de réflexion, où la création est de mise et vogue à sa guise, un fauteuil qui réfléchi.

Attention, je vous regarde monsieur le peintre avec mes yeux de petite fille, ronds et grands, émerveillés, allez ! Faites-moi rêver, j'en crève !


- Mais quelle vision du monde attendez-vous que je vous raconte ? Voyez autour de vous, désastre !! pas terrible.

- Ça sent pas la peinture chez vous ? C'est désespérant

- C'est normal, je suis un artisan, scientifique avant tout !

Voyez plutôt, brosse, calculatrice, règle, nombre d'or et maitrise, c'est ce qui me caractérise.

- Ha ! Bon, moi j'aime les artistes avec des grandes moustaches, et un petit grain débile dans un coin du cerveau.

- Cela n'empêche pas l'émotion jeune fille !

Voyez plutôt dans mes tableaux cette 4ème dimension, nommée « état d'âme », alors la ressentez-vous ? Hein ?!!

- Frustré !!

- Oui certes, mais plein de blé !

Faut pas se leurrer, rester cohérent, répondre à la demande, ses soustraire à la culture des autres, ça prend du temps, moi je suis fonctionnaire, rigoriste et voyageur, aussi.

- Et l'humain ? Tu t'en fou complet ?!

- S'il n'est pas là, c'est que tout est possible !

- Ah ouais, bien l'artiste de mes rêves de petite fille !

Une toile blanche qui attend

où sont les pinceaux et les tâches de peinture ?

Le tablier dégueulasse ?

Les bouquins en vrac, les chiffons ?

Les huiles qui dégoulinent ?

L'odeur du rance ? Le sol immaculé ?

Les vieux tableaux putain ?!!

Bérangère, où es-tu ? En plus j'étais en avance

 

 

Un soir au calvaire - (mai 2009)

 

Jésus passé au crible.

Déjà ! La pancarte en « calvaire » en dis long.

Jouons.

Je croise chapiteau en train de rosace couvrant les sommets. En bas Judas trahi Judas.

Chemin de croix, chemin de foi, tu triomphe de tes pieds sales et nus.

Eau verte du PARADIS, ici coule ce bouillon épais, feuilles d'huitre couronnent son entrée, nuit sage à passer au fil de l'eau.

Puis, senteur de clochettes je rencontre,

puis, pâquerettes roses emberlificotées, agrippées et truculentes au mur qui se lamente.

J'ai bô marcher, toujours au détour d'un coin jésus qui se raconte.

Je me souviens avoir vu un coq, en haut, « tu as tout vu, on va te manger, au vin ! ».

Encore, je chavire, chaloupe et vois visage face plongeant sur mes épaules, qu'y a -t-il à partager de si lourd ? Enfin !

Passons au plus croustillant, ah oui ! La flagellation. Arrêtez de souffrir, faites vous des massages, des massages, garder le zen !

Si j'étais sérieuse, j'arrêterai mes élucubrations insolentes, insolites. Mais quand même, en chapelle 5, verset 13, alinéa 18, je vois « en ton cœur je prend place pour contempler ton auréole couverte de ronces, et visage toujours tu nous transcende, SORS, SORS, SORS, de ma vue, nourri toi ailleurs ! ». Ha ! Mais quel talent !

Violence, silence, émoi

Sérieux, marchons encore, grimpons plus au haut de cet escalier de l'extase, voici l'Homme, beau, éternel, ah ouais, et après ??? le chemin continue, chapelle, contes moi fleurette, dis moi l'histoire, prends moi aux tripes, tripailles, vomis ton histoire, sacrifies toi, récites moi.

De chapelles en chapelinettes,

sous pièta je m'installe.

Je crois que, enfin Dieu m 'habite.

   

INVITATION- (juin 2009)


Finita, infinitus, je m'immerge, je plonge à l'infini de mon socle de terre

le vent me porte haute je suis, je suis poussière, infiniment poussière, ronde et légère, entre ciel et terre ce doux mistral me rassure, m'enlace,

je suis dans l'infini, infiniment terre, infiniment poussière

femme libre, libre des spirales enfantines

libre infiniment, finiment.

pourtant entre ces deux univers, ciel de terre et tête dans les nuages blancs,

je vois à la couleur de mes pieds que mes racines me trainent, m'enracinent et me tiennent,

de ces branches happées par l'humus sort avec force et puissance la sensualité de mon corps en émoi, encore troublé par cette renaissance

le vent me porte haute je suis, je...

racines branches m'équilibrent, m'empêchent de céder au vent

je nais femme, douceur couleur terre et force intérieure

sans demi-mot – infinitus, finita –

toujours sans condition je suis portée par des ailes de douceur

brune typée dit-on, mini jupe qui torture mes jambes, trop de charme, trop de mocheté,

va savoir !

Infinitus, je ne suis que couleur poussière portée par le vent, haute je suis, je...

je me couche en son ventre, je ramasse mes envies, mes pleurs, mes souvenirs,

pleine, remplie de vie je me laisse à l'écho du vent traitée d'infidèle

je pars

je pars

le vent me porte haute je suis, je...

je suis femme, jusque dans mon ventre, mon antre

ma sœur, vient goûter ce bonheur, il n'est point torture, il n'est que douceur, puissance même

viens, n'est pas peur

te suis-je rassurante ? As-tu envie de te laisser rouler au tambour d'une vie qui danse ?

viens, viens, viens danser...

viens que le vent te porte haute,

ne crains pas que la couleur de tes pieds change, la terre se charge d'eux, sans couleur,

toujours le noir des racines profondes couvrira les pores

viens, tu es femme, femme de tout, de rien, de personne,

femme de poussière, d'envie, de beauté qui s'exaspère, se libère

mes mains t'invitent, vois-tu ?

viens goûter, sentir

le vent me porte haute je suis, je trouve de là haut, la terre, vous, si beaux,

mais le vent me porte infinitus, finita.


 

Sous bois - (sept 2009)


Truculent voyage feuillu,

ha, je rage d'être là où je n'ai pas envie

perdue, fatiguée,

de quelle trame vais-je me fortifier ?

Quelle colonne va supporter mes faiblesses ?

Son sourd, … d'amour

par poignées d'efforts las, je tente de ma hisser où j'aperçois la lumière riche,

aux 4 chemins, je me trouve là, devant la vie,

odeur humide, entre les végétaux, là sans y être,

fatiguée,

chaque brin de ta dorsale se hisse, se glisse, se fait place,

court, ramènes-moi

souffle long, retrouves-moi, perdue, fatiguée au fond des branches,

sensible au calme, transparente, je cherche un sens caché à mes larmes

je descend happée par le sous-sol, sous-bois, sous terre que fais-tu de moi ?

Quitter le monde, sentir le silence, trouver dedans

une immense tristesse, profonde, lasse, un corps, le mien, détaché du réel, errance

je suis seule, enfin seule

envie d'être ailleurs, là où je ne suis pas

et cette colonne, le long de laquelle se hissent crochets et mains agrippées à la vie

c'est un chemin il faut l'entendre, parsemé de régularités,

d'une musique continue sans discordes

chacun trouve une place,

et au bout cette mèche rebelle signe un destin prometteur et libre d'audaces

détachée sur un fond de ciel, tu n'en ai que plus important, unique, majestueux, fou.

 

 

FOLLE AU VOLANT - (octobre 2009)

 

 

Vroum, vroum, broum, sploc, sploc, mais putain ! Vas-y ma poule

y'a le feu de dieu, folle dingue au volant, embarquée c'est une évidence

mon moteur chauffe intense

patastrou, rabate, patatra, bastra, foutoir, putain bacadra

cette poupée va me mener droit à l'extase

pas question de caler ma belle, cours tu as raison

folle, folle vers le plaisir extrême

la jouissance intense, guidée par une vieille sorcière

en paine du flux et reflux, fluctu superflu

ha ! Ha ! Ho !

Le feu de dieu, reçu du ciel, me brûle la panse

cette danse comme une vie qui se tord, un sort

sortilège

noirci ta peau et brûle, friture, pourriture

une folle insoumise te guide au plaisir extrême

la terre en son feu, la terre en mon feu

à la lumière d'un foutoir réjouissant

l'homme est passé, trépassé, se lasse, amasse re casse, pugnace

un rien lasse, passe, fugace

après quoi cours tu ma belle ?

Toujours la terre vieille sorcière !

À l'ombre du feu inlassablement cours vers la lumière

accroches toi, racine, machine programmée à jouir

intense patastrou, trou de l'univers

dans ce flux, reflux, supereflu, fluctu incertain

pas question de caler avant la jouissance

ça ! C'est une évidence

 

 

AU COIN DU FEU - (octobre 2009)

 

As-tu en toi du diamant, du loup, de la gazelle ?

renfermes-tu des champignons nauséabonds ou un brin de micelle ?

Portes-tu des sabots bourrus et crottés, prêts à ruer, frapper ?

Ou ressembles-tu à ces fins oiseaux panachés, hautain, subtils, arrogants ?

Sens-tu en hiver le froid des rochers porter ta carapace luisante ?

Peut-être qu'en ton centre le cyan de l'émeraude brille, suinte, taraude ?

Si un fil d'iode salle ton humeur, ne serais-ce pas fureur, douceur... ?

 

Il se construit, se pavane, se tisse

de minéral, de végétal, de bestial,

il s'accorde au temps, de sur-humanité,

novice, cécité,

il s'aveugle des tourments

passe outre les lactiques ferments

il se construit, s'anime, meurt, se ravive,

il tourne à la folie quand souffle l'envie

l'envie a guerri

c'est un monde de particules insoumises

turbulentes et folles, sauvages et bougonnes

c'est un monde qui roule, se tasse, se déforme

au gué des sons aigus de mon chant intérieur

il s'abrutit de larmes parfois

qui se ramassent en flots bouillonnants,

moiteur, douceur

il s'allume d'un rouge immense

chauffe d'amour, de désir de vie.

 

Tu ne peux rien pour moi,

pauvre pèlerine au désespoir, âme perdue

tu t'invite dans mes rêves,

t'impose dans mes songes

surtout ne fais rien pour moi

laisse à mon heure se consumer mon rêve

il est mien

fouille dans tes poches

trouves pleins

à attendre, à semer

tu ne peux rien faire

intruse, espionne qui trouble mon fil

de mes pensées sort en silence

erre, va, trouve potence

répand ailleurs semence.

 

 

ENTROPIE SCIENTIFIQUE - (novembre 2009)

 

Une grande question a toujours une réponse.

Ici, elle tiens en quelques écailles.

Inopiné, inopportun, cortum, partatumus, scientifucus, que savent les saumons de cette question ?

Mais que l'avenir n'est pas écrit, Axel Kahn en dirait long.

L'eau trouble ou le saumon, mauvais garçon, s'engage tiens d'une physique aléatoire et mouillée, cantique des cantiques, la barque des Delphes soupire et tire ce ban d'écailles.

Retiens que dans la manuel de la nature, les lutins des mers aussi s'égarent, coulent, bullent, et l'homme de vérité sait sa part des gènes, lui, perché sur l'épaule des géants. La bulle dans le cosmos unifie la relativité générale au point de la porter en parfaite épouse, belle, fidèle, blanche, à la théorie du ciel, loin des saumons, des bulles d'eau, des remous profonds, sombres infidèles.

L'homme de vérité, scientifiquement vient du saumon, c'est Georges, Georges et les secrets de l'univers qui dévoile ses richesses.

L'homme est homme, le saumon est poisson, et au jeu de velus, le poisson perd.

De la physique quantique ou de la Grèce ancienne, la légende de demain unifie absolument, relativement, généralement l'homme au destin des aquatiques.

Plonger dans le cosmos, quel plongeon !

Quelle vision du ciel !

D'en bas, l'homme comme le saumon tombera dans la casserole des enfants, quelle friture !!

 

Il n'est pas de songe que je ne rêve

Il n'est pas d'amour que je ne jouisse

Il n'est rien qui me trouble

Il n'est que pluie qui suinte

odeur qui pue

homme qui meurt

porte qui claque

chat qui griffe

Patiente, lente

griffe douce d'amour

sucre pétillant

herbe sourde, molle

bière folle, tue

acerbe, lourde

triste fille

o prise aux émois, là.


 

HOMME NU DANS LA YOURTE - (décembre 2009)

 

Entrée en danse

mouvement

reprise

silence

 

plongeons en concentration

regards

autre

pénétrant

 

relâcher, se tordre

entacher

bâcher

pensée

 

jouer du regard

autre

hésiter

puiser

 

à poil se raconter

tragédie

morsure

éprouvé

 

transparence en vitrail

enfant

œuf

nudité

 

donnant à respirer

sensuel

féminin

partir

 

souffle de vie ha!

Sent

délice

vivant

 

esquisse à fin ludique

lisse

rare

temps

 

pose à l'essentiel

blanc

fesse

mouton

 

recroqueville en dos rond

nu

rien

vide – respiration

 

souvenir d'un sanglot long

ici

enfant.

 

Rimes et rythmes - (décembre 2009)

 

T'as pas envie de crever ici

où t'évader dans une intime grotte

claque là ca in ca a

intime inerte immobile, insoumise

soumise aux saisons sensorielles

fondue en faïence façonnée fée

tourne toujours tigresse

passe paresseuse le pas du piston

souffle en satine ta semence cynique

routinière du nue de rein renvoie radieuse

l'amour à apollon, à Aphrodite amoureuse

fait de fouille ce funambule fou

diabolise les bossus du bout

bade les branques du bidon

bécote les boudins du bois bouffu

bref, biaise, bouffe, bois

vie, va, vin, vertu

vrille en vis velu et volage

capote capricieuse le creux des cruels

jusqu'à joindre en joute leur juge

jalon d'un jeu jamais ju

capitonne de carpe de coin de ta caboche

et cours cours de cave en cuvée

te souler du sel ses sèves en si doré mi fa sol

 

 

JARDIN  (décembre 2009)

 

Dans une boite à surprises palpitante

Je sème dès les grands froids

Une graine de liberté

Foudroyée d'amour et d'eau pure.

Je plante au plus profond de la terre

L'essence de la grande déesse mère

Parée d'un large collier d'hématite.

Jardin, apothéose de mes tourments intérieurs

Enracinement de mes luttes en quête de rêve

Jardin intérieur, j'y sème graines du sud,

Graines de liberté, graines d'amour

Graines d'envie, de vie.

Là, jardin fertile et fécond

Qu'il a fallu sauver des brumes

Jardin s'est rempli et comblé de ton absence

J'étais le vide, incommensurable vide que tu as laissé

J'étais dans un jardin sans racine

Sans herbe, sans foin,

J'étais soumise aux vents, aux tempêtes

Sans ton écorce pour me couvrir

Jardin vide, vide de ton absence

J'ai trouvé seule les graines à semer

J'ai arraché seule les herbes folles et mauvaises

J'en ai oublié le temps, l'odeur de la terre mouillée.

Cette graine a germée, forte de son élan

Défi là le temps, le non sens, de ton absence

Germe intérieur n'est pas né au jour de sa naissance

Planter, semer, enraciner son obscure identité.

 


AVENTURE INTERIEURE - (janvier 2010)

 

Dans une direction j'enfonce largement mon empreinte terrestre

je m'inscrit en ce lieu, ici, là, sur cette terre mon corps

s'ajoute aux plantes, aux arbres, aux pierres ma carcasse apeurée.

Dans une autre direction, comme une autre partie de moi même, divisée,

se re lie à l'air, respiré par d'autres

mon corps n'est plus, mon esprit le vide, l'oublie

résonance d'air rare et humide, son enivrant, rythme du cœur, battement des âmes. Écartelée d'un autre axe, dans le prolongement d'une autre direction

Je bois à la source de toutes les vies de cette terre

la vapeur, je bois

vos énergies, je bois

me sève remonte, coule, suinte, nourri l'air, me fait oublier que je ne suis rien,

qu'une obscure pensée.

Si je prends conscience qu'une autre direction me prolonge

cette quatrième viens fermer l'être terrestre et solaire que j'abrite.

Le feu s'engouffre, me brûle,

à son point de fusion j'entre en transe, j'entre en terre

j'enracine mes ailes, libère mes pieds couverts de boue

homme d'esprit, esprit seul, parmi tous, parmi rien, en attente

communauté d'âmes reliées, dualités de pensées.

Le feu couve, traverse, rempli d'air mon corps, transparents.

Au-dessous, je sens la trêve, une incompréhensible artère, ouverte sur mon cœur

entourée de rouge, sang.

Au-dessus, je sens l'espace de mes possibles échappées folles, de mes relances aux êtres qui ne sont plus.

Au-dessous, je sens la force de mes racines noires, qui me relient en un tout.

En dedans, je sens, là, que j'appartiens à tous

je sens un vide qui me nourri, qui me rempli.

 

 

JE VOIS que la ligne de flottaison de ton lézard doré

accueille dans l'abondance ce couple flamme, avide de justice

débordant d'amour

prêt à prendre de la hauteur

sans doute sera-t-elle de mille et une façon

cette coupe de nouvelles semences

enrichie d'un arrosage longue durée

condition définitive de son enracinement au monde

accueillir ces graines de folie

voir, aimer, sentir, relier,

partir simplement de la couleur de la terre

dériver les racines célestes

faire entrer la lumière extérieure

pas d'enfermation cependant !

À qui me veut !

Je vert tige

o sole moi

je repousse ailleurs, entre force et faiblesses.

 

 

LE TRAIN (27 janvier) 


Je me laisse porter aux couleurs d'une aube de nuit

Je pars

De ces cieux couleurs femme

Je pars

Assouvir mon destin, peau blanche

Je pars

Rôder couleur chair mes seins nus

Sans rien, ni bagages,

Allégée du trop plein

Emplie de vide

Je pars, je quitte, je plaque

Je poétise ce moment

Cette fuite en avant

De ce quotidien qui m'entoure,

Ces gens là, retournent couleur nid, foyer chauffant

Moi, je pars, je quitte, je plaque, je fuis

Entre deux rails

Mon rêve frémit

Mon chemin glisse

Je suis dans l'impétuosité virevoltante d'une palette colorée

Dans le souffle chaud d'une cabine

Femme en silence, couleur poussière d'étoiles

Je me fonds au décor

Ne suis plus qu'un grain qui roule sans effort

Soufflé par l'air d'une locomotive à ressorts

Je quitte, je pars, je fuis

Je m'inscris au voyage qui trouble l'ennui

Je change de nuances, de matière

Je quitte le rouge, le noir, l'orange

Pour un cyan senteur pierre

Pour un turquoise senteur mer

Je pars, je quitte, je plonge, femme entière

A l'orée de mon voyage

Au creux de mes songes

Au plus profond de ma mémoire

M'attend l'amour d'une reine

Venue d'un songe d'enfant

Il est parti lui, depuis longtemps

S'est enivré de rêveries à partager

A jouit sans mesure du recevoir

Voyage intérieur, ou désir de réalité

Rêve d'enfant, ou véritable voyage couleur diamant

De l'enfance à mon corps de femme

Un chemin entre deux rails,

Parsemé d'arrêt en gare

D'attente,

De vitesse et de train qui déraille

Je quitte, je pars, je plaque,

Je fuis ce corps qui râle

Femme seule parmi tant aspirant au voyage

Laisser aller sa bulle

La gonfler d'envie, d'amour

Qu'elle flotte encore plus haut

S'arrêter entre terre et ciel

En silence, planer, léger, seul

Voyage intérieur

Ce train est un leurre

De mes songes trompeurs

J'ai rêvé,

Je partais, je quittais, je plaquais.